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  • : Le blog de Isabelle OHMANN
  • : Articles sur l'histoire, la philosophie, l'art de différentes civilisations
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Isabelle Ohmann vous présente ce blog culturel pour partager avec vous le fruit de ses recherches.
Elle anime depuis 25 ans des activités culturelles, conférences, stages et séminaires sur des sujets ayant trait à l'histoire, la philosophie et l'art.
Elle intervient dans de nombreuses associations et apporte sa contribution à différentes publications.
Elle anime des voyages culturels vers différentes destinations (voir rubrique spécifique dans ce site).
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Voyages culturels

Isabelle Ohmann accompagne différents voyages culturels :

Florence des Médicis du 20 au 24 février 2010

Pérou, sur les traces des Incas du 2 au 13 avril 2010

Prague, ville magique du 23 au 27 octobre 2010

Pour plus dinformations, consultez les pages de ce blog
27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 22:10

Shiva est une des principales divinités du panthéon hindou et l'une des plus ambiguës. Il est à la fois créateur et destructeur, dieu de l'ascétisme et de la procréation.

Shiva représente la tendance à la désintégration dans l'Univers mais aussi la régénération. Sa couleur est «blanc comme le camphre». Ses quatre mains symbolisent sa domination universelle. Rien n'échappe à son pouvoir destructeur et vivifiant. Sous son aspect fécondateur il est vénéré comme le linga, représentation symbolique du phallus. En tant que maître du yoga, il transcende la nature illusoire de la réalité.

 

En Inde du Sud, Shiva est adoré comme «seigneur de la danse» cosmique, Shiva Nâtarâja. Il est représenté avec deux de ses bras orientés en signe de bénédiction, la main inférieure droite tendue dans le geste qui rassure (abhayamudrâ) et au bout du bras gauche, tendu tel un bâton ou une trompe d'éléphant, l'autre main montre le pied gauche levé en lequel le dévot cherche refuge.

Le pied levé symbolise la grâce et l'envol du danseur ou la force ascensionnelle qui montre la voie de la libération, tandis que le pied resté au sol prend appui sur le nain Apasmâra, le démon de l'oubli,  personnifiant tamas, l'inertie et avidya, la nescience qu'il terrasse de son poids. C'est ainsi que ce mouvement illustre le sentier que devra suivre l'aspirant qui le mènera de la terre vers le ciel.

La danse cosmique

Shiva, de sa troisième main (supérieure droite) agite le damaru, petit tambour-sablier, qui scande les rythmes du monde, symbole de la vibration du son originel (bindu) dans l'espace au début de la création, à partir duquel la conscience habite toute chose dans l?univers. La première étape dans l'univers fut le déploiement de l'espace (akasha), la zone potentielle dans laquelle le monde s'étendit par l'énergie centrifuge de Shiva.

Shiva porte enfin dans sa quatrième main (gauche) simultanément le serpent, symbole des origines et le feu évoquant à la fois l'apparition de l'univers (fiat lux) et l'incendie consumant l'univers à la fin de chaque période cosmique. De ses tresses dénouées surgit la déesse Gange, fleuve céleste descendu sur la terre à travers la chevelure du dieu.

Du piédestal en forme de lotus jaillit un arc de flammes qui s'allume et s'éteint à chaque instant et symbolise son énergie irradiante, mais aussi le grand jeu de la vie et de la mort. Toute chose est sujette au changement continuel à mesure que l'énergie assume sans relâche de nouvelles formes dans le jeu (lîlâ) de la création, excepté le dieu dont la danse est immuable et absolue.

La danse de Shiva est un symbole de l'unité et du rythme de l'existence. Le processus infini de la création s'exprime par la posture énergétique du dieu. A la fin du Kâlî Yuga (l'âge actuel des conflits et de l'ignorance), l'expansion de l'univers s'accélère, tout fusionne et Shiva accomplit alors la danse terrible de destruction (tândava).

«La danse de Shiva est l'image la plus limpide de l'activité de Dieu telle que l'art ou la religion peuvent la glorifier»

Ananda Coomaraswamy

 

A lire :

Elisabeth Zana, La danse et le sacré, voyage dans la danse des origines à nos jours, Editions Dervy

Ce livre se veut un témoignage de la place occupée par la danse dans les différentes formes d'expression culturelle de l'homme. La danse, en reliant intimement l?homme au cosmos, se présente comme un art sacré universel.

 


Vous pouvez librement citer ou copier cet article en mentionnant :
article rédigé par Isabelle Ohmann - isabelle.ohmann.over-blog.com

 

Shiva dansant - musée Guimet

Shiva dansant - musée Guimet

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 22:00

De Platon à nos jours l’énigme de l’Atlantide a fasciné des générations entières. Même si pour la majorité des scientifiques actuels l’Atlantide reste un mythe, un ensemble de traditions et leur éclairage scientifique plaide en faveur de l’existence de cette mystérieuse civilisation dont tout laisse à penser qu’elle fut hautement cultivée.

 

Texte

Le monde dont nous allons parler existait il y a douze mille ans et peut-être plus, alors que selon l’état de nos connaissances actuelles, les premiers être humains ou considérés comme tels seraient apparus sur la terre il y a plus de cinq millions d’années.

 

Que sait notre science historique du passé humain ? L’archéologie des cent dernières années s’est chargée de montrer que la myopie de l’histoire était immense. Sont apparus une multitude de cités, de royaumes et d’empires dont nous ne connaissions rien, faisant ainsi reculer de plusieurs millénaires la naissance de la civilisation humaine. Ne vient-on pas ainsi de prouver la connaissance de l’art du textile il y a vingt cinq mille ans, d’après des empreintes de tissu retrouvées sur les parois de grottes de la République Tchèque, ce qui met à mal les images d’Epinal des hommes de la préhistoire vêtus de peaux de bêtes.

 

On se rappellera aussi la dépréciation que subirent les événements de l’histoire simplement parce qu’ils étaient mentionnés dans des mythes ou des légendes. Mais la persévérance de l’allemand Schliemann qui mit au jour la mythique ville de Troie au XIXe siècle leur apporta le plus éclatant démenti.

 
Une énigme fascinante

 

Plus de vingt cinq mille livres ont été écrits sur l’Atlantide. Dans le siècle écoulé de nombreuses recherches scientifiques menées avec des moyens de plus en plus sophistiqués ont apporté de nouveaux éclairages sur cette énigme qui passionne l’Occident depuis au moins deux mille cinq cents ans.

Déjà Hérodote, au Ve siècle av. J.-C. évoquait le peuple des Atlantes, le plus éloigné du monde connu. Mais c’est à travers les écrits du grand philosophe grec, Platon, que l’Atlantide fait son entrée dans l’histoire de l’Occident.

 

Platon, on le sait, avait reçu ses enseignements des prêtres égyptiens, puisqu’il avait séjourné dans leurs temples. Dans ses récits, en réalité Platon décrit surtout le dernier fragment sauvé des différents cataclysme du continent atlante et qu’il appellera Poséidonis. (1) Il n’est pas impossible d’imaginer que Platon, initié aux mystères et tenu au secret, en savait plus qu’il ne pouvait le dire et nous a révélé une vérité partielle.

 

Ses deux récits au sujet de l’Atlantide, le Timée et le Critias (voir encadrés) sont truffés de détails. Platon n’expose pas seulement l’idée d’un continent englouti. Il décrit les villes, les habitudes, la manière de gouverner. Il explique même comment les Atlantes de Poséidonis protégeaient leur flotte.

Accepter la version platonicienne entraînerait une véritable révolution copernicienne des théories de l’histoire, c’est pourquoi elle est aujourd’hui reléguée au rang de récits imaginaires ou d’allégories à vocation politique. Proclus, philosophe néoplatonicien du Ve siècle pensait, quant à lui, que l’Atlantide devait être comprise à la fois comme une réalité historique et comme une allégorie. Pourtant, la description si exhaustive de Platon devrait nous faire penser qu’il n’y a pas de fumée sans feu. D’autant plus que les convergences entre la tradition occidentale et orientale sont plus que troublantes.

 

La tradition orientale de l’Atlantide

 

 La tradition la plus ancienne sur l’existence d’un continent disparu provient d’un texte hindou, le Vishnou Purana. Le nom donné à ce continent est Lanka, ce qui signifie île. Selon le Vishnou Purana, la terre aurait changé plusieurs fois de relief. Ceci est confirmé par de nombreuses recherches modernes qui ont démontré, par exemple, qu’il y avait autrefois des zones tropicales là où aujourd’hui sont établies des zones glaciaires.

 

Dans un style poétique et symbolique, le texte évoque une civilisation assez évoluée. On y décrit un certain nombre de véhicules appelés «vimanas» destinés au transport aérien. Ils sont décrits avec une certaine précision et leur forme, de profil, serait celle d’un bateau volant. Au cœur de ce bateau était placée une pierre et la description faite de cette pierre et de son fonctionnement fait penser à ce que nous appellerions aujourd’hui une pile atomique. En effet, selon les textes, les habitants de Lanka connaissaient une énergie qu’ils appelaient «marmash» qui se condensait en matière. Cette condensation produisait une énergie qui permettait d’alimenter les moteurs du navire.

 

On connaît aujourd’hui la conversion possible entre l’énergie et la matière, mais le processus décrit par le Vishnou Purana est l’inverse de celui que nous employons dans nos usines atomiques.

 

Les bateaux possédaient aussi des sortes de rames qui étaient des sortes de fusées qui lançaient des flammes. Lorsqu’ils voulaient monter, il plaçaient les « rames-fusées » vers le bas. Ils avaient un système de réglage qui leur permettait d’atterrir sans piste d’atterrissage.

 

Il est mentionné d’autres formes de navires qui avaient la forme d’un oiseau. Ceux-là étaient employés pour la guerre. Ces «navires-oiseaux» jetaient des «œufs» plein de cette énergie appelée «marmash». Lors d’un combat un de ces « œufs » aurait tué plus d’un million de personnes. Le texte parle aussi de rayons paralysants, de grandes villes, de chauffage artificiel.

 

Lorsque ce texte fut traduit au XIXe siècle ces récits semblaient de la science fiction. Aujourd’hui l’évolution technologique met des images précises sur ces descriptions qui, de ce fait, ne semble plus aussi fantastiques.

 

 

La tradition ésotérique

 

Dans son oeuvre colossale, La Doctrine Secrète, la grande ésotériste du XIXe siècle Héléna Blavatsky rapporte les enseignements de la tradition archaïque contenus dans le Livre de Dzyan auquel elle a eu accès dans les temples tibétains.

Selon elle, l’affaissement de l’Atlantide (continent et îles) commença durant la période Miocène et atteignit son point culminant au moment de la disparition du plus grand des continents, événement qui coïncida avec le soulèvement des Alpes. Elle écrit : « La majeure partie de l’Atlantide s’abîma durant l’époque Miocène. Il ne restait que Routa et Daitya et quelques îles égarées ça et là…Platon condensa l’histoire de l’Atlantide qui couvrait une période de plusieurs millions d’années en un seul événement qu’il localisa dans une île relativement petite, de trois mille stades de long sur deux mille de large, ce qui représente à peu près les dimensions de l’Irlande, tandis que les prêtres parlaient de l’Atlantide comme d’un continent aussi grand que l’Asie et la Libye réunies. » (2)

 

 

Pourquoi les Atlantes ont-ils disparu ?

 

Les textes soulignent que cette civilisation avait trop exagéré l’emploi de ses pouvoirs matériels et ceci avait provoqué une réaction de la planète Terre.

Là où aujourd’hui nous parlerions de pollution, les vieux textes disent que l’atmosphère était devenue irrespirable et que les animaux commençaient à souffrir de mutations. A la suite de ces réflexions, ils expliquent que les Atlantes ont essayé, avec l’énergie du «marmash» de déplacer l’axe de la terre afin d’obtenir un éternel climat printanier. Ces agressions envers la Terre se sont traduites par des réactions de la planète, considérée par les anciens comme un être vivant, qui déclencha un grand cataclysme maritime, cause de la destruction de l’Atlantide. Les textes disent que ce cataclysme fut planétaire et qu’il provoqua une forte diminution de la population mondiale. Il aurait eu lieu il y a 850 000 ans. Il est curieux de constater que le mouvement géosynclinal des Andes, c'est-à-dire le mouvement qui a donné naissance aux Andes est apparu il y a 850 000 ans.

 

Tout d’abord l’Atlantide fut coupée en deux petites îles, appelées dans les textes sanscrits Ruta et Daytia. Puis d’autres cataclysmes se succédèrent, au cours desquels l’Atlantide se fragmenta en un certain nombre d’îles, de plus en plus petites.

 

Selon Héléna Blavatsky, les Atlantes employaient des incantations magiques même contre le Soleil. Les Atlantes de la dernière période étaient renommés pour leurs pouvoirs magiques et leur méchanceté. Les hommes qui leur avaient succédé conservèrent pieusement les traditions qui leur enseignaient que l’humanité dont ils descendaient était devenue plus arrogante à chaque génération et, par suite de l’acquisition de pouvoirs super-humains, avait glissé graduellement vers sa fin. (2)

 

La suite des textes coïncide avec les textes précolombiens, sumériens ou la Bible qui mentionnent un grand déluge universel. A cette époque, environ dix mille ans avant notre ère selon la chronologie de Platon, ne subsiste de l’Atlantide que l’île Poséidonis.

 

 

Où était située l’Atlantide ?

 

De nombreuses hypothèses ont été avancées sur la localisation de l’Atlantide, parmi lesquelles des plus fantaisistes. Une de ces hypothèses, largement soutenu par le commandant Cousteau, tendait à identifier l’Atlantide à l’île de Santorin, au large de la Crète. Plus récemment, un chercheur marseillais affirmait avoir mis en évidence l’île mystérieuse au débouché ouest du détroit de Gibraltar.

 

Mais conformément aux récits platoniciens et selon la tradition du livre de Dzyan, cette île aurait été de la surface de la Grande-Bretagne et se serait trouvée approximativement entre la partie nord de l’Europe et le Golfe du Mexique. C’est sa chute que Platon raconte dans le Timée. Cet événement libère le courant du Gulf Stream qui véhicule les eaux chaudes de l’Amérique vers l’Europe et provoque de forts changements climatiques en Europe du Nord.

 

Ces récits nous fascinent encore aujourd’hui, d’autant que nous n’avons trouvé aucun témoignage concret de l’Atlantide. Mais ils peuvent nous suggérer également un questionnement. Une super civilisation précédant notre humanité actuelle a-t-elle vraiment existé ? Et nous-même dans l’avenir, pourrions nous subir la même fin que cette civilisation. Certains signes ne sont-ils pas déjà là pour nous inviter à réfléchir à ces questions ?

 

 

(1)   C’est le lieu où se déroule le roman « Ankor, le disciple » de J. Livraga, éditions des 3 Monts

(2)   Doctrine Secrète, Tome IV.

 

 

Note

Cet article est largement inspiré d’une conférence de Jorge Livraga, donnée à Lyon le 18 juin 1986.

 

Citation

Le récit de Platon

 

Les prêtres égyptiens transmettent à Solon les récits historiques.

 

« Il y a eu souvent et il y aura encore souvent des destructions d’hommes causées de diverses manières […] Tout d’abord vous ne vous souvenez que d’un seul déluge terrestre, alors qu’il y en a eu beaucoup auparavant […]

Les monuments écrits disent que votre cité (1) détruisit jadis une immense puissance qui marchait insolemment sur l’Europe et l’Asie toutes entières, venant d’un autre monde situé dans l’océan Atlantique. On pouvait alors traverser cet océan, car il s’y trouvait une île devant ce détroit que vous appelez, dites-vous, les colonnes d’Héraclès(2). Cette île était plus grande que la Libye et l’Asie réunies. De cette île on pouvait alors passer dans les autres îles et de celles-ci gagner tout le continent qui s’étend en face d’elles et borde cette véritable mer […] Or un jour, cette puissance, réunissant toutes ses forces, entreprit d’asservir d’un seul coup votre pays, le nôtre et tous les peuples en deçà du détroit…

Mais dans le temps qui suivit, il y eut des tremblements de terre et des inondations extraordinaires, et, dans l’espace d’un seul jour et d’une seule nuit néfastes, tout ce que vous aviez de combattants fut englouti d’un seul coup dans la terre, et l’île Atlantide, s’étant abîmée dans la mer, disparut de même.»

 

Platon, Timée, 21-26, Ed Garnier Flammarion, traduction par E. Chambry

 

(1) Athènes

(2) le détroit de Gibraltar

 

 

Citation

 

Pourquoi les Atlantes disparurent-ils ?

 

«Pendant de nombreuses générations, tant que la nature du dieu se fit sentir suffisamment en eux, ils obéirent aux lois est restèrent attachés au principe divin auquel ils étaient apparentés […]

Mais quand la portion divine qui était en eux s’altéra par son fréquent mélange avec un élément mortel considérable et que le caractère humain prédomina, incapable dès lors de supporter la prospérité, ils se conduisirent indécemment […]

Alors le dieu des dieux, Zeus, qui règne suivant les lois et qui peut discerner ces sortes de choses, s’apercevant du malheureux état d’une race qui avait été vertueuse, résolut de les châtier pour les rendre plus modérés et plus sages.»

 

Platon, Critias, 120, Ed Garnier Flammarion, traduction par E. Chambry

 

 

Citation

 

Les richesses de l’Atlantide                                                                

[…] Poséidon, ayant eu en partage l'île Atlantide […] découpa le pourtour par des enceintes faites alternativement de mer et de terre […]Il fit jaillir du sol deux sources d'eau, l'une chaude et l'autre froide, et fit produire à la terre des aliments variés et abondants […]

Avec toutes ces richesses qu'ils tiraient de la terre, les habitants construisirent les temples, les palais des rois, les ports, les chantiers mari­times, et ils embellirent tout le reste du pays […] Ils creusèrent depuis la mer jusqu'à l'enceinte extérieure un canal… et ils [l’]ouvrirent aux vaisseaux venant de la mer [...] Ils revêtirent d'un mur de pierre le pourtour de cette île, les enceintes et les deux côtés du pont... Ils mirent des tours et des portes sur les ponts et à tous les endroits où passait la mer…Ils revêtirent d'airain, en guise d'en­duit, tout le pourtour du mur qui entourait l'enceinte la plus extérieure; d'étain fondu celui de l'enceinte inté­rieure, et celle qui entourait l'acropole elle-même d'ori­chalque (1) aux reflets de feu.[…]

 

Les deux sources, l'une d'eau froide et l'autre d'eau chaude, avaient un débit considérable et elles étaient, chacune, merveilleusement adaptées aux besoins des habitants par l'agrément et la vertu de leurs eaux. Ils les avaient entourées de bâtiments et de plantations d'arbres appropriées aux eaux. Ils avaient construit tout autour des bassins, les uns à ciel ouvert, les autres couverts, destinés aux bains chauds en hiver. Les rois avaient les leurs à part, et les particuliers aussi; il y en avait d'autres pour les femmes et d'autres pour les chevaux et les autres bêtes de somme, chacun d'eux étant disposé suivant sa destination.

 

Platon, Critias, traduction par Emile Chambry, Garnier Flammarion

 

(1) l’orichalque était selon Platon un alliage plus précieux que l’or dont on a perdu la trace dans l’histoire.

 



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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 21:28
Newgrange - entrée du tumulus - photo Isabelle Ohmann

Newgrange - entrée du tumulus - photo Isabelle Ohmann

Au nord de Dublin, la vallée de la Boyne regroupe trois complexes funéraires autour de monumentales tombes à la construction mystérieuse. Ils constituent les plus grands monuments de l’aire mégalithique européenne.

 

La vallée de la Boyne fut occupée depuis sans doute 6000 ans avant J.-C. La rivière Boyne, déjà mentionnée par le Grec Ptolémée, dans sa géographie de l’Irlande, est étymologiquement associée à la sagesse. Entre 4000 et 2500 ans av. J.-C., trois grandes tombes mégalithiques furent érigées au nord de cette rivière, à Newgrange, Dowth et Knowth, tandis que des restes de villages et d’implantation humaine ont été retrouvés sur l’autre rive, au sud. Leur taille énorme et la sophistication de leur construction en font des monuments inégalés en Europe.

 

Un complexe monumental

 

Ces tombes mégalithiques sont un élément culturel très distinctif au sein de la période mégalithique et l’Irlande en compte plusieurs centaines. Quarante retrouvées à ce jour dans la vallée de la Boyne, mais beaucoup d’autres ont été détruites. La plupart de ces tombes se situent dans ou au nord de grandes nécropoles. Les trois tombes monumentales de NewGrange, Knowth et Dowth, elles-mêmes entourées d’autres tombes plus petites, se situent chacune sur les points les plus élevés de la zone. Elles sont ainsi visibles de loin, et en particulier du sud de la rivière où vivaient les populations.

 

Tombes à couloir

 

Ces tombes mégalithiques ont une forme circulaire, bordée par un cercle de pierres gravées de motifs géométriques comme des spirales, triangles, cercles, etc. Elles mesurent une dizaine de mètres de haut. Elles sont construites avec de larges pierres en position verticale (orthostats) et recouvertes de pierre ou de terre, ou les deux comme à Newgrange et Knowth. Elles se composent d’un couloir d’accès qui conduit à une chambre funéraire elle-même composée d’une simple salle ou d’une salle cruciforme. L’existence de ce couloir, mesurant parfois plus de vingt de mètres, explique leur nom de «tombes à couloir». A Newgrange et Knowth, le toit de la chambre funéraire est une construction élaborée en encorbellement maintenue par le contrepoids du tumulus lui-même.

 

Knowth

 

Selon Julian Cope (1), Knowth est l’épicentre de la culture de la Boyne. Knowth est une tombe à passage de quatre-vingts mètres de diamètre entourée de dix-sept tombes satellites à chambre d’environ vingt mètres de diamètre. Son couloir est de trente-cinq mètres de long environ. Elle est orientée à l’est et adossée à une tombe semblable quoique nettement plus petite (trente-quatre mètres de diamètre).

Plus d’un quart des pièces du patrimoine mégalithique européen se trouve à Knowth. La réalisation des tombe est inégalée dans le monde néolithique quand à leur finition et techniques de construction. Knowth compte plus de deux cents pierres gravées parmi les plus belles des mégalithes d’Atlantique. On disait de cette colline, dans les légendes du Moyen âge, qu’elle était une entrée vers l’au-delà ou l’inframonde (le Sid).

 

Newgrange

 

C’est sans doute le complexe funéraire de la Vallée de la Boyne le plus impressionnant. Newgrange est une tombe monumentale de quatre-vingt mètres de diamètres et treize mètres de hauteur ; le couloir d’accès mesure vingt-quatre mètres de long et regarde au sud-est. Sa façade est entièrement réalisée en quartz et le tumulus est bordé de quatre-vingt dix-sept pierres mégalithiques donc certaines gravées. Des objets en quartz, probablement des offrandes, ont été trouvés à proximité de la tombe, ce qui laisse présager d’une valeur symbolique du quartz lui-même. La tombe est entourée d’un cercle de trente-cinq pierres levées et de plusieurs tombes satellites à chambre.

 

Rites funéraires

 

La principale pratique funéraire de l’époque était la crémation. Des dépôts ont été retrouvés dans les chambres funéraires : ossements, mais aussi petits objets. Malgré la difficulté d’identification, il a été estimé que plus d’une centaine de personnes auraient été trouvées à Knowth ce qui confirmerait l’hypothèse d’inhumations successives. De plus, les découvertes archéologiques attestent d’une activité continue et importante autour de ces tombes, notamment à travers des dépôts à l’intérieur et à l’extérieur de ces tombes. Les tombes de la vallée de la Boyne n’étaient donc pas simplement des lieux d’inhumation mais des centres cérémoniels et rituels. Il semble que la pratique de l’inhumation dans les tombes se soit perdue au néolithique, puisque aucun objet postérieur à 2500 av. J.C. n’y a été trouvé. En revanche, les pratiques rituelles à l’extérieur des tombes semblent s’être prolongées beaucoup plus tardivement.

 

Phénomène astronomique

 

Les pierres gravées entourant les tombes laissent penser à la réalisation de processions autour des tumulus, notamment à certaines époques de l’année. A Knowth, compte tenu de l’orientation des tombes, les cérémonies devaient être liées aux équinoxes.

A Newgrange, l’exceptionnelle orientation de la tombe suggère d’importantes cérémonies liées au solstice d’hiver. En effet, l’entrée de la tombe est surmontée de linteau horizontaux séparés et formant une petite fenêtre de vingt-cinq centimètres de hauteur. Le jour du solstice d’hiver, le soleil levant pénètre dans la tombe jusqu’au fond de la chambre funéraire et vient illuminer, pendant une quinzaine de minutes, le bassin en pierre où étaient déposés les restes des disparus. Ce bassin repose dans une niche elle-même décoré d’un motif en triple spirale ou triskell. Sur le coté est du tumulus on a découvert une chaussée orientée exactement selon le lever du soleil au solstice d’hiver.

 

Art chamanique

 

Ce phénomène unique démontre la connaissance technique des habitants de la vallée de Boyne pour être capables de construire de tels monuments. On ne sait rien de la construction de ces monuments ni de la civilisation mégalithiques qui existait en Europe à cette époque. Peut-être sont-ils à rapprocher de la riche tradition d’art chamanique qui débuta en Europe il y a plus de trente mille ans, et dont on trouve de magnifiques témoignages à Lascaux ou Altamira. Ces sanctuaires étaient-ils peints pour faire vivre aux initiés la révélation des mystères du sacré ?  A Newgrange, Knowth et Dowth, il est possible que les premiers constructeurs de monuments aient appris à célébrer leurs propres mystères de la vie et de la mort dans ces temples.

 

  

(1) The megalithic european, Harper Collins Publisher, 2004



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Tumulus de Newgrange - photo Isabelle Ohmann

Tumulus de Newgrange - photo Isabelle Ohmann

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 21:16

Chapeau

Barbares, brigands ou civilisateurs ? Les Phéniciens furent les maîtres de la Méditerranée pendant des siècles. Du Liban à Carthage, leur culture laissa des traces profondes dans le pourtour méditerranéen.

 

Texte

Les Phéniciens conquirent la Méditerranée et furent d’excellents navigateurs. «Ils furent les premiers à sillonner et maîtriser les mers» dit Homère. Mais de l’Antiquité au XIXe siècle, les Phéniciens ont souffert d’une mauvaise image : «experts en tromperie» «brigands» «roublards» disaient d’eux les Anciens.

 

Une origine incertaine

Si l’origine géographique des Phéniciens est localisée sur les côtes maritimes de l’actuel Liban, leur histoire est plus incertaine, vu le manque de documentation disponible sur cette civilisation. On trouve des vestiges d’une culture imposante datant du IIIe et IIe millénaire sur les côtes libanaises, en particulier à Baalbek ou Byblos considérée comme l’une des plus anciennes villes du monde. On y retrouva de nombreux cadeaux des souverains égyptiens dès l’ancien empire, témoignant du prestige et du rayonnement de cette civilisation protohistorique, mal connue.

Néanmoins les historiens s’accordent à dater les premières villes phéniciennes du tournant du Ier millénaire. Ce furent Byblos, Tyr ou Sidon et, plus tard, Carthage.

 

Un moyen age méditerranéen

A cette époque, le moyen age qui s’abattit sur le monde méditerranéen semble avoir favorisé leur expansion. L’invasion des Doriens entraîna la chute du monde grec, tout comme celle des Peuples de la Mer produisit une régression des civilisations égyptienne comme babylonienne. L’insécurité qui menaçait le commerce continental, mais aussi la disparition de la concurrence de la thalassocratie achéenne, poussa les Phéniciens vers la mer.

 

Les Phéniciens découvrent l’Occident

Les marins et négociants phéniciens cherchèrent des débouchés vers l’Ouest. Tyr et Sidon s’assurèrent la suprématie à Chypre, en Cilicie et en Crète. Ils occupèrent Malte, fondèrent  des comptoirs en Sicile et à Milet. En l’an mille ils atteignirent Gibraltar, franchirent le détroit et créèrent un établissement à Gadès (Cadix) où ils se mirent en rapport avec le royaume de Tartessos qui occupait le bassin du Guadalquivir. Plus avant, les marins tyriens fondèrent un comptoir à Lixos, sur la côte marocaine. En 814 Tyr fonde la colonie de Carthage qui, en moins d’un siècle, devait dominer la navigation de la Méditerranée occidentale.

 

Jérusalem, capitale économique

Dans le même temps, détourné de Babylone, le commerce des Indes prit la route de la Mer Rouge, transformant ainsi Jérusalem qui contrôlait la route de Tyr à la Mer Rouge, et le royaume hébreu gouverné par Salomon (973-936), en plaque tournante commerciale et centre économique de première importance. Salomon fait construire par les Tyriens un port à Asiongaber sur la Mer Rouge et lance une flotte montée par les marins phéniciens. Le Livre des Rois dans la Bible relate l’amitié qui liait le roi Hiram de Tyr et le roi Salomon, qui fit appel au premier pour construire le temple de Jérusalem avec les cèdres du Liban. Les relations entre ces deux grands rois restèrent, pour l’histoire, marquées par les concours de sagesse, où chacun posait à l’autre une énigme à résoudre.

 

Egypte, mère des Phéniciens

Mais l’influence prépondérante qui s’exerça sur la civilisation égyptienne provient sans aucun conteste de l’Egypte. Au IIIe millénaire av. J.-C. les Egyptiens avaient ouvert un comptoir à Byblos et avaient conclu des traités d’amitié avec les rois de cette cité. Dès 2600 av. J.-C. Byblos possèdera un temple égyptien et l’art phénicien sera fortement imprégné de style égyptien. De même, pour les Egyptiens, c’est à Byblos qu’Isis viendra chercher le corps d’Osiris, son époux, tué par son frère Seth et les Egyptiens appelaient Hathor la « Maîtresse de Byblos ».

 

Aux sources de la Grèce

Byblos reste à jamais associé à la découverte de l’alphabet. En grec, byblos veut dire livre (d’où est resté le nom de la Bible). En baptisant la ville ainsi, les Grecs reconnaissaient le rôle essentiel des Phéniciens dans la diffusion de l’écriture. C’est le mythe d’Europe qui en garde trace, à travers Europe, une princesse phénicienne enlevée par Zeus qui légua son nom au vieux continent témoignage de la reconnaissance des grecs pour l’apport de la civilisation phénicienne.

 

Un peuple de marchands

Avec leur conquête maritime les villes phéniciennes devinrent le grand marché des minerais d’argent de cuivre et d’étain de toute la Méditerranée. On y trafiquait les esclaves enlevés sur les côtes, on exportait les produits manufacturés d’Egypte comme les épices des Indes. C’est une oligarchie d’armateurs et de marchands qui gouverne les villes phéniciennes où, comme le dit la Bible «les marchands sont plus riches que des rois». A Byblos, le roi Zarkal est un homme d’affaires qui tient une rigoureuse comptabilité de ses ventes. La prospérité économique poussa la ville de Tyr à se constituer en république (vers 450) ; elle devint un véritable empire maritime dans lequel les comptoirs fondés sur la côte africaine, en Sicile, en Sardaigne ou en Espagne restaient groupés près de la métropole en envoyant une dîme prélevée sur les transactions maritimes et commerciales. L’instauration d’un monopole des transports que personne ne pouvait leur contester assura aux Phéniciens une prospérité économique durable.

 

Carthage, capitale du monde phénicien

Après la conquête perse des villes de la côte proche orientale, Carthage devint vers le Ve siècle, le centre de l’empire maritime des Phéniciens. A l’image de sa métropole, Tyr, Carthage était une république aristocratique, dont les institutions ressemblaient à maints égards, à celles des cités oligarchiques grecques. Mais, alors qu’à la même époque les cités grecques luttaient entre elles, aucun conflit n’éclata jamais entre les colonies phéniciennes. Carthage était à la tête d’un magnifique empire, donc les ressources dépassaient largement celles d’Athènes et de Syracuse, sa principale rivale.

 

La généalogie des dieux

En 1930 la découverte des textes d’Ougarit (côte de actuelle Syrie) livra un nombre important de textes mythologiques et liturgiques datés du IIe millénaire. Déjà, en étroite relation avec les Phéniciens depuis le IIIe millénaire, les Egyptiens nous ont transmis les noms de deux divinités locales archaïques : El, le dieu des dieux, et sa femme Ashérat, déesse d’un arbre. Pour les Egyptiens, El, père des dieux et des hommes, fut assimilé au démiurge Rê : on l’appelait le «Rê du pays étranger». Ashérat, littéralement «celle qui anime le tronc d’un arbre» fut reliée à Hathor, «la Dame du sycomore». Il semble que El ait été un dieu commun à tous les Phéniciens. Il était représenté avec deux paires d’yeux, dont une fermée et quatre paires d’ailes, dont deux déployées et deux pendantes, symbolisant son pouvoir de dormir en veillant, de veiller en dormant, de voler en se reposant et de se reposer en volant. Il semble aussi possible de postuler l’existence d’un être surnaturel personnifiant la mort appelé Môt.

 

La religion phénicienne

La religion phénicienne est polythéiste et vénère un grand nombre de dieux rassemblés dans un panthéon appelé « la sainte assemblée ». Elle comprend des dieux principaux accompagnés de divinités mineures. Néanmoins chaque cité s’est choisi un protecteur particulier et vénère un petit nombre de dieux locaux, en général une triade. C’est ainsi qu’à Byblos, outre El et Adonis, est vénérée la Baalat Gubal, ou Dame de Byblos, en tant que protectrice de la cité et de la dynastie royale. Parfois personnifiée avec les traits de la déesse égyptienne Hathor, elle incarne la fécondité et engendre dieux, hommes et plantes.

Les voyageurs grecs en terre phénicienne opèrent des rapprochements entre les dieux locaux et grecs. Ainsi Melqart le dieu de Tyr était pour eux Héraclès, et la triade de Sidon fut associée aux dieux grecs : Astarté devint Aphrodite, Eshmoun le dieu de la santé fut assimilé à Asclépios et Baal, dieu tout puissant porteur de la foudre, à Zeus lui-même.

 

Les cultes

Chaque Etat phénicien avait donc son culte propre et vénérait ses dieux tutélaires particuliers.

La religion phénicienne se caractérise également par une vénération particulière des éléments et phénomènes naturels. L’Ancien Testament rapporte le témoignage de cultes de forêts ou de montagnes sacrées. Sur le Mont Tabor (Syrie) on vénérait à l’époque romaine un Baal de la Montagne, identifié à Zeus. Des pierres dressées, bétyles, pouvaient également être adorées comme manifestation de la présence divine. Le culte du bétyle, littéralement « maison de dieu » est attesté depuis le IIIe millénaire, comme par exemple dans le Temple des Obélisque de Byblos. Les rituels funéraires font coexister ou alterner l’incinération et l’inhumation, où le mort était toujours accompagné d’un mobilier funéraire. Les restes des personnages importants pouvaient être placés dans des sarcophages anthropomorphes de type égyptien ou hellénisant. Les textes attestent de la croyance à une communication possible entre les vivants et le royaume des Morts.

 

Carthage, une religion sanguinaire ?

A partir du Ve siècle se répand le culte des divinités typiquement carthaginoises que sont Tanit et Baal Hammon. Baal Hammon, seigneur du feu et de la chaleur, dans lequel les Grecs voyaient Chronos dévorant ses propres enfants en référence aux sacrifices humains qui lui étaient attribués, reste néanmoins un dieu à l’interprétation incertaine. Tanit, quant à elle, partage avec Astarté un grand nombre de fonctions et se présente comme médiatrice entre les fidèles et Baal Hammon.

A Carthage, la découverte dans un sanctuaire consacré à Tanit, le Tophet, de plus de vingt mille d’urnes et stèles funéraires comportant des ossements d’enfants, a accrédité la thèse de meurtres rituels de nouveaux-nés lors d’un sacrifice appelé molk dans l’Ancien Testament. Il semble aujourd’hui que le Tophet était tout simplement le lieu où étaient brûlés et ensevelis les enfants morts-nés à part, comme souvent dans les diverses sociétés antiques, où le très jeune enfant n’était pas considéré comme membre à part entière de la société civile.

 

L’incompréhension de certains rites ainsi que les nécessités politiques encouragèrent sans doute les campagnes de calomnies dont les Phéniciens furent victimes dès l’Antiquité, qui les accusa d’actes qu’ils n’avaient jamais commis (comme le rapt des femmes d’Argos et le commerce des enfants) et de cultes sanguinaires (la folie meurtrière du culte de Baal décrite par Diodore de Sicile) trop exagérées pour ne pas être de la propagande.  Mais cette campagne calomnieuse trouvera ses prolongements dans l’imagerie du XIXe siècle, auquel les interprétations du célèbre roman Salammbô de Gustave Flaubert apporteront leur part, brouillant un peu plus dans les mémoires l’image du peuple phénicien.

 




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article rédigé par Isabelle Ohmann - isabelle.ohmann.over-blog.com
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